Extrait
de Historail : janvier 2008----un texte de Mr.Michel RAYSSAC
Le 2 août 1944, cinq wagons dûment scellés sont
intégrés à un convoi à destination de l'Allemagne.
A leur bord, des oeuvres d'art spoliées, issues pour la plupart
de collections juives. L'ultime épisode d'un pillage en règle
organisé depuis 1940. Plaque tournante de ce trafic, le musée
du Jeu de Paume où Rose Valland, en qualité de conservateur,
s'applique, au péril de sa vie, à recenser les oeuvres
d'art volées et à noter leur destination"'. C'est
elle qui informera la Résistance de ce dernier convoi.
Auteur d'une étude fouillée sur « L'Exode des musées »,
Michel Rayssac revient sur cet épisode.
Conservateur
au musée du Jeu de Paume, Rose Valland tint de 1940 à 1944, au
péril de sa vie,
une comptabilité précise
des ceuvres spoliées par les Allemands.Nommée capitaine de l'armée française, elle
s'attachera jusqu'en 1953 à les retrouver et à les restituer à leurs
propriétaires.
.
Vendredi 14 juin 1940,
très tôt le matin.
C'est à travers une ville morte, aux avenues et aux rues désertes,
que les troupes allemandes pénètrent dans la capitale.
Aussitôt, des officiers investisssent les grands palaces
du quartier de l'Opéra, de la place Vendôme et des Champs-Elysées.
Vers 8 heures 30, des motocyclistes remontent l'avenue pour reconnaître
le parcours de leur parade programmée. Ainsi, l'Arc de
triomphe servira de décor pour un défilé triomphal
avec musique, officiers à cheval et troupes à pied.
Paris.Bureau du commandant militaire de Paris. Dimanche 30 juin.
Sans appel, le message du commandant en chef de la Wehrmacht, Wilhelm
Keitel, au général
von Bockelberg est exécutable sans délai :
«
Le Führer, suivant le rapport du ministre des Affaires étrangères,
a donné ordre de mettre en sûreté - outre les objets
d'art appartenant à l'Etat français - les objets
d'art et documents historiques appartenant à des particuliers,
notamment à des Juifs. »1)
Paris ambassade d'Allemagne. Rue de Lille.
Lundi 1er juillet.
Se référant aux directives du chef de la Wehrmacht, l'ambassadeur
Otto Abetz précise aux autorités militaires parisiennes
que, désormais, il se chargera personnellement de la « protection » des
objets d'art français ainsi que du recensement du patrimoine
juif, dont « les objets les plus précieux doivent être
transférés à l'ambassade
d'Allemagne à Paris. »12)
Note concise, rôles clairement définis, victimes désignées,
Otto Abetz a maintenant les mains libres. La grande rapine peut commencer,
tout de suite, en toute impunité. Trois jours plus tard, Son
Excellence, fin connaisseur des marchands d'art les plus en vue de
la capitale et de ses grandes galeries, adresse à la Geheime
Staats Polizei (police secrète d'Etat ou Gestapo) la liste des
quinze principaux marchands d'objets d'art chez qui est ordonnée
une perquisition d'urgence. Sont visées les collections
et les galeries des familles du baron Edouard de Rothschild, Alphonse
Kann, Paul Rosenberg, BernheimJeune, Seligmann et Wildenstein.(3)
Tableaux, bijoux, sculptures, tapisseries, mobilier s'entassent
dans l'ambassade et lui donnent l'aspect peu reluisant d'un repaire
de brigands. Consignes appliquées au pied de la lettre, redoutable
efficacité dans l'art de la piraterie, toutes les craintes sont
permises pour l'avenir des collections privées françaises.
Mais à vouloir trop vite forcer le destin, monsieur l'Ambassadeur
a, semble-t-il, péché par excès de présomption
: à plus ou moins brève échéance, il ne
peut qu'entrer en conflit direct avec le comte Franz Wolff Metternich,
nommé le 11 mai dernier par ordre du Haut Commandement de l'armée
de terre à la tête du Kunstschutz (commission allemande
pour la protection des oceuvres d'art en France). Celui-ci, menant
une contre-attaque de grande envergure, réagit auprès
de son supérieur hiérarchique, le gé¬néral
Streccius, lequel intervient au¬près du Feldmarschall von
Brauchitsch et obtient de lui un arrêté interdisant tout
transfert d'oeuvres d'art à l'ambassade du Reich à Paris.
Le militaire a pris le pas sur le diplomate. Est-il encore trop
tôt pour réussir de fructueuses rapines ? Le Führer
en personne se chargera d'apporter sa solution à ce problème
de préséance.
Berlin. Commandement en chef de la Wehrmacht, Mardi
17 septembre.
Problème résolu, de manière expéditive
: « Le Reichsleiter Rosenberg est autorisé à transporter
en Allemagne les objets qui lui semblent précieux et à les
mettre en sécurité.
Le Führer s'est réservé pour lui-même
la décision sur leur future attribution. »(4)
L'Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR) voit le jour. Il bénéficie
de pouvoirs pratiquement illimités et échappe à tout
contrôle, sinon celui d'Hitler. Fini le travail artisanal d'un
vulgaire voleur à la tire, place maintenant à un pillage
officiel et systématique, organisé par le théoricien
du régime, Alfred Rosenberg.
Trois salles, vides et désaffectées, au rez-de-chaussée
du Louvre seront réservées à l'ERR et à son
représentant en France, le colonel Kurt von Behr. Au mois d'octobre,
sept convois y déménageront de l'ambassade plusieurs
centaines d'oeuvres déjà emballées et prêtes à prendre
le chemin de l'Allemagne.
Paris. Palais du Louvre. Samedi 26 octobre.
Devant l'amoncellement du huitième convoi d'aujourd'hui, l'espace
se révèle nettement étriqué, insuffisant.
II faut donc au colonel von Behr trouver au plus vite un local
tout à la
fois vaste, indépendant et discret. Cette perle rare existe à Paris
: le musée du Jeu de Paume, isolé dans le jardin des
Tuileries mais à proximité de la place de la Concorde,
bien protégé des regards indiscrets. Le colonel
impose son choix de vainqueur: le musée du Jeu de Paume sera
désormais territoire de l'ERR. Chasse gardée.
Paris.
Musée du jeu de Paume. Mercredi 30 octobre.
Plus de 400 caisses d'oeuvres saisies accumulées au Louvre ou se trouvant
encore à l'ambassade prennent la direction du musée.
Pour les musées nationaux et Jacques Jaujard, leur directeur, se pose à présent
un dilemme : peut-on laisser ce musée national des écoles étrangères
contemporaines sans le moindre responsable ? Une partie seulement des collections
a été évacuée en province, le reste a été stocké dans
les réserves du bâtiment, nécessitant du même coup
la présence à temps complet d'une personne chargée de la
maintenance et de la surveillance. Avantage, celle-ci serait en même
temps chargée d'établir un inventaire contradictoire
des oeuvres spoliées par les Allemands en instance de départ
pour le Reich. Rose Valland, la collaboratrice du conservateur du musée,
est désignée par Jacques Jaujard pour cette mission de confiance
mais à très haut risque. Ne sera-t-elle pas un témoin gênant
pour l'ERR ?
A
42 ans, elle reste seule, désespérément seule,
dans la fosse aux serpents.
Deux jours plus tard, le Dr Hermann Bunjes met fin de manière
autoritaire et définitive au semblant d'inventaire que tente
de dresser tant bien que mal la Française. Rose Valland a terminé son
rôle officiel, elle commence celui d'informatrice de l'ombre.
Les portes du Jeu de Paume se sont refermées sur un monde
clos, que des factionnaires en armes interdiront pendant quatre
ans à tous ceux qui n'exhiberont pas un « ausweiss » signé du
colonel von Behr.
Le samedi 15 mars 1941, un premier train spécial part de
la gare du Nord et emporte dans 25 fourgons express les collections
Bernheim-Jeune, David-Weill, Halphen, Kann, Lévy-Benzion,
Rothschild, Seligmann, Veil-Picard et Wildenstein. Durant les 39 mois
d'activité de l'ERR, suivront 28 autres convois totalisant
137 wagons. Leur stination ? La forteresse de Neuschwanstein,
en Bavière, entrepôt de recel de l'ERR choisi en
vue de l'élaboration du pharaonique musée de Linz,
en Autriche, fantasmé par Hitler. Tout au long de cette
période, confinée dans le minuscule bureau du téléphone,
Rose Valland, le regard perdu derrière ses grosses
lunettes rondes, voit tout, entend tout, relève tout. Elle
cherche à identifier
chaque collection, y chaque tableau, à en déterminer
l'origine, le nom, l'adresse du propriétaire et,
surtout, elle note la moindre information sur la destination des
oeuvres. Authentique agent de renseignements, tous les moyens
lui sont bons pour parvenir à ses fins : copie discrète
des documents traînant sur les bureaux, fouille des corbeilles à papier,
recherche des carbones, récupération des doubles
des clichés photographiques, écoute des conversations
téléphoniques, servie en cela par sa parfaite connaissance
de la langue de Goethe. Une ou deux fois par semaine, elle transmet à Jacqueline
Bouchot-Saupique, la secrétaire deJacques Jaujard, ses notes relatant
tout ce qui se trame au Jeu de Paume. Elle est donc parfaitement informée
de ce qui se passe ce mardi 1er août 1944 : 148 caisses, dont certaines
portent, écrits au pochoir, les noms de Monet, Dufy, Cézanne,
sont empilées sur des camions, conduites gare du Nord et
chargées sous protection militaire dans cinq wagons d'un train
spécial en partance pour l'Allemagne.
Paris, gare du Nord, Mercredi 2 août 1944., ...
On appose les scellés sur les cinq wagons, qui portent
les désignations suivantes :
CMDZ 122.369
ITALIA 1.004.288
KASSEL 18.043
MONCHEN 54.802
MÜNCHEN 26.331 5
Rose Valland connaît leur destination : un wagon de meubles partira
pour le château de Kogl, près de Vôcklabruck, en
Autriche, les quatre autres pour le dépôt de Nikolsburg,
en Moravie. Certaines caisses portent les initiales PR, pour Paul
Rosenberg, dont la galerie est située « 21. Rue de La
Boétie. Paris. Vllle»."' Ces informations, Rose
Valland les a discrètement relevées sur
les feuilles d'expédition préparées au Jeu de
Paume. Ces cinq wagons seront intégrés dans un convoi
comprenant 47 autres wagons chargés de meubles piratés
par l'organisation allemande Möbel-Aktion. Une course de vitesse
est désormais engagée entre Allemands et Français.
Les premiers feront tout pour que ce train quitte Paris au plus vite,
les seconds mettront tout en oeuvre pour le ralentir, avec l'espoir
que les Alliés atteindront bientôt Paris pour empêcher
ce dernier pillage.
Gare de Vilieneuve-Sain-Georges. Seine-et-Marne,
Jeudi 10 août.
Une manifestation réunit un millier de cheminots. La CGT déclenche
une grève générale dans la région parisienne.
Le mouvement, largement suivi, risque bien d'immobiliser quelque
part dans la banlieue nord de Paris et pour une durée indéterminée
le convoi chargé des 148 caisses d'oeuvres du Jeu de Paume.
Gare d'Aubervilliers, au nord de Paris.
Samedi 12 août.
Le train se trouve immobilisé sur une
voie de garage, au niveau du gazomètre,(7) gardé par
des gendarmes allemands, ce qui rend impossible une action
armée d'envergure. Par contre, il n'a parcouru que quelques
kilomètres en dix jours, une performance à mettre au
crédit du réseau Résistance-Fer averti par la
direction des Musées nationaux. Sous un prétexte ou sous
un autre, le train a été retenu de gare en gare et même
immobilisé par une « panne» pendant 48 heures au
Bourget.(8)
Gare d'Aulnay-sous-Bois.
Jeudi 24 août.
Les FFI attaquent la gare. Bilan : trois blessés et deux tués,
dont Gaston Chauvin, chef d'un corps-franc Libéra
tion-Nord.(9)
Gare d'Aulnay-sous-Bois.
Vendredi 25 août.
Le cheminot Maurice Descroix assiste à la fin de l'incendie
d'un wagon faisant partie d'un convoi garé sur les trois
voies de chargement et de déchargement, en bordure du boulevard
Galliéni.(10) Ce convoi pour l'Allemagne n'arrivera
jamais à destination, ni ne pourra rebrousser chemin vers Paris.
Résistance-Fer a fait dérailler « proprement » -
pour ne pas causer trop de dommages au matériel - deux locomotives
au goulot d'étranglement de la gare de triage, en direction
du Bourget, le long de la route des Petits-Ponts. Le piège
s'est refermé.
Hôtel de ville d'Aulnay-sous-Bois.
Samedi 26 août.
L'ancien conseiller municipal Narcisse Renaudot hisse le drapeau tricolore
sur l'hôtel de ville, tandis que des unités FFI servent
d'éclaireurs au 12e régiment de cuirassiers de la 2e
DB du général Philippe Leclerc de Hauteclocque.
Au musée du Jeu de Paume, Rose Valland rédige sa
dernière note d'informatrice : « Les wagons nous
restent avec 148 caisses d'œuvres d'art. »(12) Mais, même
si la commune a été libérée, le contenu
du train n'est pas pour autant sauvé : il court en effet le
risque d'être pillé par une population qui manque cruellement
de tout. Le danger est bien réel : la 2e DB dans sa totalité ne
fera mouvement vers le Nord que demain matin, et la 4e division
d'infanterie US n'atteindra Aulnay qu'en fin d'après-midi.
Paris. Porte du La Villette. Dimanche 27 août.
1 heure du matin.
«
Départ en opérations pour dégager le nord de Paris »,
note dans son journal de marche le lieutenant Alexandre Rosenberg,
du 3e régiment d'artillerie coloniale de la 2e DB. (13)
Gare d'Aulnay-sous-Bois. Même jour.
«
L'armée Leclerc, qui était déjà dans la
région parisienne, aborda Aulnay le 27 et, s'étant fait
instruire par la SNCF des tâches immédiates, envoya d'urgence
un détachement pour se saisir des wagons et les débarrasser
de leur garde allemande toujours fidèle au poste.
Le dénouement de cette histoire, où pendant un mois des épisodes
successifs firent alterner l'angoisse et l'espoir, tient
du merveilleux providentiel. Par hasard, le groupe libérateur
qui apportait une si heureuse conclusion à toute cette affaire était
commandé par le fils même de Paul Rosenberg, le célèbre
marchand d'art parisien dont une grande partie de la collection se
trouvait dans le train récupéré.'14) Certes
le train d'Aulnay vient d'entrer dans l'Histoire, mais...
Gare d'Aulnay-sous-Bois.
Lundi 28 août.
Ce que tout le monde craignait s'est
malheureusement produit : le train a été pillé et
deux wagons ont été ouverts et fouillés.
Ainsi, « la caisse de tableaux WP 16 a été fracturée.
Un tableau dont on peut apercevoir seulement l'envers de la toile
a été fendu sur une largeur de trente centimètres ».
Dans le même wagon CMDZ 122.369, deux petites caisses ont été pillées, « seules
15 pièces d'argenterie ont été laissées
dans la dernière
caisse». (15)
Pour éviter de voir toutes les caisses éventrées
et les oeuvres de Renoir, Degas, Marie Laurencin, Foujita, Picasso,
Gauguin éparpillées aux quatre vents, 36 caisses sont
déchargées et transportées au Louvre. Le
reste suivra. Mais seulement lorsque le trafic sera rétabli
et que le train regagnera Paris. Quand ? Nul ne le sait...
Paris. Palais du Louvre. Direction des
Musées nationaux.
Jeudi 7 septembre.
L'affaire n'est toujours pas résolue. Certes, le train s'est
déplacé. Il se trouve actuellement en gare de Pantin,
sous le pont Edouard-Vaillant. Mais, d'une part, la sécurité du
convoi n'est pas assurée et, pire, d'autre part, les wagons
se trouvent à proximité de rames chargées de munitions.(16)
Pantin.
Commissariat de police. Lundi 9 octobre.
Les 51 wagons du train laissé à l'abandon attendent
sur une voie de garage de Pantin. Même si, à présent,
il est gardé jour et nuit par la police municipale, les
risques de vol, d'incendie ou de collision demeurent omniprésents.""
Gare de Pantin.
Mardi 17 octobre.
Les 112 caisses qui attendaient encore dans leurs wagons rejoignent
enfin le musée du Jeu de Paume. Elles retrouvent ainsi
les 36 autres déjà apportées au Louvre, il
y a deux mois. Rose Valland avait raison : le compte y est, 148 caisses
.(18) L'affaire du train d'Aulnay est close, définitivement
close.
Epilogue
Officier de la Légion d'honneur à titre militaire, médaille
de la Résistance, commandeur des Arts et Lettres, officier dans
l'ordre du Mérite (Allemagne), Medal of Freedom (Etats-Unis),
Rose Valland inspirera en 1964 à John Frankenheimer et Bernard
Farrell leur film Le Train. Aux côtés de Burt Lancaster,
Jeanne Moreau, Paul Scofield et Michel Simon, Suzanne Flon
y incarnera son personnage.
Michel Rayssac
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---(1)Rose Valland. Le front de l'Art. Editions de
la Réunion
des musées nationaux. Paris. 1997. Annexes. Document 2. p.
235.--- (2). Idem. Document 3. p. 235-236.--- (3). Rita Cusimano.
Chronologie des événements survenus en France à propos
des collections d'art (1933-1954) in Présentation des œuvres
récupérées après la Seconde Guerre mondiale
confiées à la garde du Musée national d'art
moderne. Centre Georges-Pompidou. Paris. 1997. ---(4). Rose Valland.
op. cit. Annexes.
Document--- 5. p. 237. (5). Archives des Musées nationaux.
Paris (AMN-P) R 32.1. F° 211. 12 août 1944.---
(6). Idem. F'201-203. 2 août 1944. ---(7). Idem. F° 211.
12 août 1944. ---(8). Rose Valland. op. cit. p. 186.
---9). Joël Claisse. Sylvie Zaidman. La Résistance en Seine-Saint¬Denis.
1940-1944. Syros. Paris. 1994. p. 375.--- (10). Informations dues à l'obligeance
de Maurice Descroix.--- (11). Joël Claisse. Sylvie Zaidman.
op. cit. p.375.--- (12). AMN-P R 32.1. F° 211.
---(13). Extrait du Diary d'Alexandre Rosenberg obligeamment confié à l'auteur
par Elaine Rosenberg. p. 77.--- (14). Rose Valland. op. cit. p. 186.---
(15). AMN-P Z 158. Lettre de Rose Valland au directeur des Musées
nationaux. Paris. 21 octobre 1944. ---(16). Idem. Lettre du directeur
des Musées nationaux au directeur des Domaines de la Seine.
Paris. 17 novembre 1944. ---(17). Idem. Lettre du commissaire de
police de la circonscription de Pantin au directeur général
de la police municipale. Paris. 9 octobre 1944.---
(18). Idem. Lettre de Rose Valland au directeur des Musées nationaux.
Paris. 21 octobre 1944.
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